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Liberté pour Abdullah Öcalan, un statut pour le Rojava – Kurdistan

Les sociétés, mouvements et acteurs politiques kurdes ont joué un rôle de premier plan dans la promotion de la gouvernance démocratique, de la coexistence entre les peuples et des droits des femmes au Moyen-Orient, tout en se tenant à l’avant-garde de la lutte contre l’autoritarisme et l’État islamique (ISIS). Inspirés par la philosophie politique de M. Abdullah Öcalan, ces efforts ont donné naissance à certaines des initiatives démocratiques et dirigées par des femmes les plus transformatrices de la dernière décennie, notamment : la révolution du Rojava et l’établissement de l’Administration autonome démocratique du Nord et de l’Est de la Syrie (DAANES) depuis 2011, les soulèvements Jin Jiyan Azadi en Iran en 2023, ainsi que la poursuite actuelle de la paix à travers une résolution politique de la question kurde en Turquie à la suite de l’appel d’Öcalan pour une « Paix et une société démocratique » en février 2025.

Aujourd’hui, nous nous trouvons à un tournant critique, où l’avenir des sociétés kurdes — et du Moyen-Orient dans son ensemble — est en jeu. D’un côté se trouvent la stabilité régionale, l’autogouvernance démocratique et la coexistence pacifique ; de l’autre, l’expansion des conflits régionaux et de l’extrémisme violent, avec des conséquences qui s’étendent bien au-delà du Moyen-Orient. Les Kurdes, dont la patrie se situe au cœur de la région et est divisée entre la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie, jouent un rôle central dans la détermination de cet avenir. Après plus d’un siècle de déni, d’assimilation forcée et de génocide, la résolution de la question kurde est au cœur de toute solution démocratique pour l’ensemble de la région. Les théories de la démocratie et de la liberté d’Abdullah Öcalan s’alignent étroitement sur les principes fondamentaux qui sous-tendent les institutions internationales des droits humains : gouvernance démocratique, État de droit, paix, solidarité et autodétermination.

Dans ce contexte, nous plaidons pour la liberté du leader du peuple kurde, Abdullah Öcalan, qui — malgré 27 ans d’emprisonnement sous un régime sévère d’isolement — demeure l’interlocuteur clé et le représentant légitime des aspirations kurdes à la paix et à la démocratie. Nous appelons à des garanties constitutionnelles pour l’identité kurde, la langue, l’éducation, l’autodéfense et l’autogouvernance démocratique, ainsi que pour les droits de tous les peuples de Syrie, en tant que garde-fous essentiels contre l’émergence de nouveaux régimes autoritaires jihadistes — en bref, un statut pour le Rojava-Kurdistan. Enfin, nous exhortons la communauté internationale à reconnaître la DAANES comme une étape nécessaire pour protéger les valeurs démocratiques et défendre les droits des peuples de la région.